Atelier sur l’integration des femmes dans la politique

Intégrer la femme haïtïenne dans la politique

La promotion de l’intégration des femmes haïtiennes dans le secteur politique est une préoccupation pour la « National democratic institute » (NDI) et le « Fonds des nations unies pour le développement des femmes » (Unifem) qui a organisé un atelier de travail à l’hôtel Montana, le mercredi 4 novembre 2009.

Les femmes représentent un secteur important dans le processus démocratique en Haïti et elles doivent y jouer pleinement leur rôle en tant qu’acteurs, de l’avis du directeur de National Democratic Institute (NDI-Haïti), Gérard Latulippe, qui a pris la parole, à l’hôtel Montana, le mercredi 4 novembre 2009 lors d’un atelier de travail en faveur de l’intégration des femmes dans la politique. Les discussions engagées entre les différentes organisations et associations de la mouvance féministe issues des différentes régions du pays ne cessent de prôner l’intégration des femmes dans toutes les sphères de la vie politique haïtienne. « La représentation des femmes au sein des partis politiques est essentielle dans toute société.

En ce sens, nous allons continuer à les accompagner et à contribuer à leur formation », a déclaré M. Latulippe. Selon lui, cet atelier vise non seulement à rassembler toutes les organisations et associations de femmes des dix départements géographiques du pays, mais aussi à inciter plus de femmes à participer aux prochaines élections.

De son côté, le maire adjoint de Petit-Goâve, Mme Emmanuella Osselin, n’a pas mâché ses mots pour dénoncer les violences, sous différentes formes, à l’égard des femmes. Elle en a profité pour inviter le secteur religieux, les médias, la Société civile et tous les secteurs de la vie nationale à prendre part aux différentes activités organisées par les femmes. Plusieurs organisations de femmes dont « Fanm yo la », Femmes en Démocratie, le Réseau des femmes candidates pour gagner (RFCG) et la Coalition haïtienne des femmes leaders (COHFEL) se sont fait représenter à cet atelier. Par ailleurs, Pedrica St-Jean de la Fusion des Sociaux-démocrates haïtiens a indiqué que l’une des raisons pour lesquelles les femmes se lancent dans l’informel est due à une absence de possibilités de s’éduquer. Pour cela, les organisations, poursuit Mme St-Jean, entendent mettre sur pied un plan d’action avec des mesures afin d’accroître le nombre de candidatures féminines au sein des partis politiques lors des prochaines joutes électorales. Elle dit espérer un nombre suffisant de femmes élues aussi bien au Sénat de la République qu’à la Chambre des députés.

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